La Bible considère toute effusion de sang comme une violation très grave de la volonté de Dieu. Elle est la première manifestation concrète de la chute de l'homme et elle est funeste non seulement pour l'homme lui-même, mais aussi pour toute la création (« la voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à Moi »). Le meurtre entre dans le monde à cause du péché humain et devient la cause de la première mort humaine...
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h) À la différence du discours de Mt, qui ajoute à la perspective de la ruine de Jérusalem et du Temple celle de la fin du monde, cf. Mt 24.1, le discours de Mc a davantage conservé l’orientation primitive, qui ne concerne que la ruine de Jérusalem. De nombreux critiques croient y reconnaître une petite apocalypse juive inspirée de Daniel, vv. 7-8, 14-20, 24-27, complétée par des paroles de Jésus, vv. 5-6, 9-13, 21-23, 28-37. Rien dans ces paroles, ni dans la petite apocalypse juive de base, n’annonce autre chose que la crise messianique imminente et la délivrance attendue du peuple élu, qui s’est produite en fait par la ruine de Jérusalem, la résurrection du Christ et son avènement dans l’Église.